la Revisto N° 282

« Lou Felibrige – la Revisto » : N° 282 – Mai – Juin 2014

Vous pouvez commander la revue du Félibrige : « Lou Felibrige » à : Felibrige – Parc Jourdan – 8 bis Av. J. Ferry – 13100 Aix en Provence – Prix : 4 euros ; Abonnez-vous pour : 1 an – 6 numéros : 22, 50 euros. Établissez un chèque à l’ordre de : Felibrige. Pour vous abonner, il n’est pas nécessaire d’être membre du Félibrige. Courriel : contact@felibrige.org – Visitez notre site : www.felibrige.org

Résumé des articles dont nous rappelons qu’ils sont entièrement écrits en langue d’oc.

Editioral : Dans son discours du 25 mars à Maillane, le Capoulié, rendant un hommage vibrant à Frédéric Mistral, rappelait qu’il y a tout juste cent ans, la Provence se couvrait d’un voile de deuil : le grand poète venait de s’éteindre, lui qui avait rendu sa gloire à notre langue et fait renaître l’âme du pays. Cent ans après pour obtenir un peu de considération pour nos langues historiques, nous avons toujours besoin de la flamme mistralienne qui brille, enflamme et conduit sur le chemin.

Mistral et la politique : Avec le centenaire de la mort de Mistral quelques media ont parlé et parlent du poète de Maillane. Plus d’une fois nous avons vu ou entendu des critiques sur ses idées politiques, qu’il était passé de gauche à droite, dans le courant de sa vie, ami de Maurras, royaliste … Mistral n’était pas un « homme politique » comme Balaguer, Lamartine ou autres ; Mistral est avant tout UN POÈTE avec tout ce que cela contient d’idéal, de rêve, d’humanisme … Après 1870 Mistral ne pouvazit guère être favorable à la Répubnlique qui en France et dans le Monde combattait et méprisait les langues et cultures différentes du français. Le livre « Ecrits politiques – textes recueillis par René Jouveau & Pierrette Berengier » donne bien des idées sur ce sujet. Ed. Prouvènço d’aro : 9,5 € port compris, chq. à l’éditeur : 18 rue de Beyrouth, 13009 Marseille.

Jasmin et Mistral : un rendez-vous manqué – Les deux poètes vécurent à peu près à la même époque mais ne se rencontrèrent pas. L’histoire de leurs relations est celle d’un malentendu. Dès 1852 lorsque Mistral et les jeunes poètes avignonnais invitèrent Jasmin à participer au congrès d’Arles, celui-ci répondit par l’intermédiaire de Moquin-Tandon « Puisque vous allez à Arles, dites-leur qu’ils auront beau se réunir quarante et cent, jamais ils ne feront le bruit que j’ai fait tout seul. » Mistral pas rancunier, après la mort de Jasmin, Mistral envoya 50 frs au nom du Félibrige pour l’érection de la statue de Jasmin. Il se rendit à Agen pour l’évènement, et lut une ode qu’il avait composée pour la circonstance, s’achevant ainsi «Et maintenant, entre ses deux mers, la langue d’Oc triomphe, Ô Jasmin, tu nous a vengé ! » ; Suivi du poème de Mistral à Jasmin et du programme des fêtes en l’honneur de Jasmin : 4 – 14 & 15 juin prochains.

Léon de Berluc-Perussis (1835 – 1902) : Il vécut dans son domaine agricole de Porchière, près de Forcalquier. Historien, linguiste, poète et bibliophile remarquable, il se passionna pour les traditions, l’archéologie, notre langue. Berluc, fut l’homme des larges horizons voulant répandre l’idéal mistralien à tous les niveaux et dans toutes les directions. Son idée : organiser un Félibrige de la vie et de l’action, un Félibrige international, lui donnant sa pleine signification en Provence, dans les Pays d’oc, dans les autres régions de France et aussi à l’étranger. Un homme à connaître pour mieux comprendre l’actualité et le Félibrige actuels. « Berluc-Pérussis et le Félibrige alpin », de Paul Colombier (680 av. de la gare, 13880 Velaux) éd. Ròdo de Velaurs.

Benaset Vidal (1877 – 1951) : Après des études classiques, sous la direction de l’Abbé Blanc, son oncle et parrain, il rentra à l’âge de 17 ans à la Trésorerie Générale, où il fit carrière. En dehors de sa famille, sa grande passion fut l’Auvergne et sa langue. Critique littéraire, il fut l’auteur de nombreux articles. Ses œuvres majeures après l’adaptation auvergnate du « Cid auvergnat » fut un recueil de poèmes « Flours de mountagno », une nouvelle « La serva » et un roman de mœurs paysannes « Un amor ». Syndic, animateur de maintenance, écrivain, actif transmetteur de notre langue à tous les niveaux, méthodique et constant, tel était ce majoral d’Auvergne auteur entre autres d’une imposante « Grammatica auvernhata » 280 p. manuscrit consultable au Collège d’occitanie à Toulouse. Il fut également membre de l’Académie de Clermont et de la Société des gents de Lettres. Qui se souvient aujourd’hui de l’illustre Benaset Vidal ? Le majoral Noël Lafon vient lui rend hommage avec cet article.

AGENDA :
Du 17 février au 15 avril 2014, le Capoulié du Félibrige a honoré de sa présence 19 manifestations, et un certain nombre de majoraux ont représenté le Félibrige lors de nombreux évènements.

ACTUALITÉS

Centenaire de la mort de Frédéric Mistral – 25 mars 2014 à Maillane : A l’image de ce que furent ses obsèques, la journée maillanaise du centième anniversaire de la mort de Frédéric Mistral fut simple, digne et fervente. Comme au jour de sa mort, autour du Capoulié du Félibrige, de Madame le Maire de Maillane, du Prèsident du Conseil régional Michel Vauzelle, des personnalités dont plusieurs maires de l’inter-communalité, des centaines de Félibres et beaucoup de personnes plus anomymes vinrent de tous les Pays d’oc et même de Paris.
Madame le Maire avait eu la charmante idée de fleurir le revers de la veste des personnes présentes d’une fleur d’iris jaune (flour de glaujo). Dans une église archi-comble, l’archevêque d’Aix-Arles, Mgr Dufour concélébrait la messe. Le père Desplanches, majoral, prononça une homélie enthousiaste dans l’esprit mistralien.
Ensuite sur la place de l’église un hommage public fut rendu par le président du Conseil Régional Michel Vauzelle, « j’ai le devoir de parler de ce qui a refondé notre peuple, du Félibrige qui a porté avec tant d’illustres noms cette œuvre de renaissance qui nous a reconstruits. » Puis accompagné par les cavaliers de la Nation Gardiane, un long cortège s’est rendu au cimetière. Devant la tombe, le Capoulié adressa un discours de reconnaissance et d’espoir. Ce moment de recueillement s’acheva par La Cansoun de la Coupo, dans un recueillement complet. A la maison du lézard, Madame Cornillon, Maire de Maillane, souhaita la bienvenue aux Félibres et personnalités présentes, notamment M. Guinde, vice président du Conseil Général des B. d. R.
Après le repas, l’après-midi se prolongea par une séance de causeries :
Poème de César Choisy en hommage à Mistral ; Le majoral-Baile André Gabriel évoca le départ et les funérailles de Mistral ; Le majoral Henri Barthès, l’influence de l’œuvre de Mistral dans le Midi, sur la poésie, la littérature, l’ethnologie ; Le Capoulié Jacques Mouttet, l’importance de l’idée mistralienne dans la vie culturelle, l’enseignement, la législation, depuis cent ans.
La Muse maillanaise qui avait entrecoupé les différentes interventions, clôtura avec le Chant de la Coupo, magnifiquement interprêté.

La reconnaissance de l’Etat : Le 12 avril, le Capoulié Jacques Mouttet et le maire du 4ème secteur de Marseille, inaugurèrent un buste de Frédéric Mistral, sur la place Théo Lombard. L’après-midi le Capoulié et les Félibres furent reçus au Lycée Montgrand, par le proviseur M. Gillet. Après les communications de la majorale Berengier et du Capoulié, deux élèves, « issus de l’immigration » parlèrent superbement de la langue, à faire envie à nombre de petits provençaux.
Ensuite Capoulié et de très nombreux félibres furent reçus à la Préfecture, reçus par M. Berton, sous-préfet, sur invitation du préfet de région M. Cadot.
Cette réception était la marque que l’Etat voulait s’associer officiellement aux célébrations du centenaire de la mort de Frédéric Mistral.
Le Capoulié, dans un discours enflammé, rappela les liens entre l’Etat, Frédéric Mistral et son souvenir depuis la visite du Président Poincaré jusqu’à celle du Président Mitterand, en passant par l’acceptation par l’Etat des premiers statuts du Félibrige en 1876 ou à la réception des félibres, dans cette préfecture de Marseille, par le Président Doumergue. Il dit aussi l’étendue et l’actualité toujours vive de Frédéric Mistral en matière de régionalisation et de prise de conscience du patrimoine linguistique. Son allocution fut saluée par une ovation.

Le centenaire de Mistral dans les média. Au mois de février dernier le Félibrige a adressé à une cinquantaine de grands média de toute la France, un dossier avec toutes les explications nécessaires sur l’anniversaire mistralien, ainsi que des informations sur le Félibrige. A ce jour, il y a eu peu d’échos, les média nationaux boudent, méprisent, ignorent…. puisque le centenaire mistralien ne se célèbre pas à Paris !
Pourtant quelqu’uns ont fait un effort : Vaqui (FR3-Méditerranée), Radio-France Vaucluse, France-Inter, Europe 1, France Bleu Provence, « la Setmana », FR3-Provence-Alpes, « Prouvènço d’aro », « li Nouvello de Prouvènço », « Aquò d’aqui », « Ou Païs Mentounasc », les journaux quotidiens (La Provence, Midi-Libre, Dauphiné libéré – Vaucluse matin, Var-Matin – Nice-Matin), l’hebdomadaire « Le Courrier d’Aix », le mensuel « Gens du Sud ».

Le centenaire mistralien en … Roumanie ! – le 25 mars, jour du centenaire, Mme Maria Cretu, bibliothécaire et professeur du Collège national Vasile Alecsandri, organisait une belle célébration par une exposition concernant Mistral et Vasile Alecsandri, et un colloque : « Frédéric Mistral, poète de la renaissance provençale » par le professeur d’université, Dr. Veronica Grecu ; « Au sujet de la correspondance entre V. Alecsandri et F. Mistral » par Mme Maria Cretu ; « Une amitié à travers les siècles : V. Alecsandri – F. Mistral » par le professeur d’université Dr. Ioan Danila ; des ateliers de communication avec les étudiants de la faculté de Lettres de Bacau et des œuvres présentées par les élèves du Collège national de Bacau.
Une initiative qui montre bien que l’esprit de Mistral est encore présent dans les pays latins, depuis la Catalogne jusqu’en Roumanie, pays dont la langue contient plus de 5 000 mots ayant des racines communes avec la nôtre.

Excursion en l’Italie : Frédéric Mistral s’est marié en 1876 avec Marie-Louise Rivière, et quinze ans plus tard, en 1891, ils firent un voyage en Italie. Ce voyage a inspiré le groupe Azalaïs, dirigé par Céline Magrini, spécialiste de langue et littérature provençale et chanteuse dans le groupe Tard-quand-dine. Azalaïs a déniché dans l’œuvre de Mistral des chansons inspirées de chants italiens, des lettres des époux Mistral envoyées d’Italie à L’Aiòli pour narrer leur excursion. Le groupe Azalaïs a adapté des musiques italiennes, des improvisations musicales et vocales sur les textes, pour créer un beau spectacle. Céline Magrini – Mas du Sauvage – 30126 Saint-Laurent-des-Arbres – 09 79 33 70 74 – 06 23 67 35 48 – azalais.tqd@gmail.com

Echos des maintenances

Aquitaine
L’A.G. de la maintenance s’est déroulée à Saint-Sauveur-de-Meilhan sur l’invitation du vice syndic Gladys Delage, en présence du Capoulié. Après l’adoption des nouveaux statuts et le règlement intérieur, le majoral Pontalier a été réélu à l’unanimité pour un nouveau mandat. Le syndic a mis l’accent sur les difficultés aujourd’hui pour former des jeunes à notre langue, faute de moyens et d’enseignants.

Centenaire de Frédéric Mistral à Agen : L’Ecole de Jasmin a commémoré le centenaire du décès de Frederic Mistral, avec des chants, de la musique, des fleurs, devant la place de la rue qui porte son nom. Après la cérémonie, Jean Rigouste, président de l’Ecole de Jasmin présenta la vie et l’œuvre de Mistral, il rappela tout ce que nous lui devons : sans lui, serions-nous ici ?

Gascogne-Haut Languedoc :
Anniversaire mistralien : les félibres de Midi-Pyrénées se sont mobilisés nombreux, à l’initiative du Grelh Roergàs à Rodez, Sebezac, Agen, Villefranche, à Milhau, avec l’inauguration d’une exposition consacrée au Félibrige en Rouergue créée en son temps par feu le majoral Girard, en présence du majoral Bosc, à Cahors, et à Toulouse où le majoral Courbet anima une conférence sur Mistral et le Félibrige.

L’hommage du maître de Maillane en Val d’Aran : en ce 25 mars à Vielha, capitale d’Aran, entre Catalogne et Espagne, on dévoila une plaque rue Frédéric Mistral, en présence du maire de la ville M. Alex, du chargé de la politique linguistique Jusèp-Loís Sans Socassau, de Jép de Montoya d’Aran représentant le Conseil Général et des maires des villages voisins. La bibliothèque de Vielha présenta tout le mois d’avril une exposition fort intéressante sur le thème « Cent ans sans Frédéric Mistral ».

Languedoc-Roussillon :
Nous publierons dans le prochain numéro le compte rendu du voyage que les félibres de Languedoc-Roussillon, accompagnés du Capoulié, firent en Catalogne les 28 et 29 mars dernier pour la commémoration du centenaire de la mort de Frédéric Mistral, où ils furent reçus avec chaleur : à la Generalitat, l’Ajuntament et à l’Université de Barcelonne.

Limousin :
A.G. de la maintenance le 5 avril à Festiac : Les félibres limousins étaient conviés dans la salle André Peregord par Geri Deneken, président des « Pastoreus de la Valoina », école félibréenne reconnue à la Ste-Estelle de Saint-Rémy de Provence. Le Capoulié Jaques Mouttet remit la pervenche à 19 nouveaux félibres inscrits en 2013. Après le discours du maire de Festiac et du vice-président du Conseil Général, l’assemblée se sépara par un apéritif d’honneur offert par la municipalité.

Provence :
L’A.G. de la maintenance s’est déroulée le 8 mars à Hyères, reçue par l’école Lis Isclo d’Or et son président Alain Brunaud. Mots de bienvenue du président, du syndic et de Michel Pellegrin, adjoint à la Culture de Hyères. Le syndic Gui Revest a fait la présentation des statuts et du règlement intérieur de l’association Félibrige Maintenance de Provence. Cette association est maintenant conforme à la loi du 1er juillet 1901. Elle a pour but « de donner une existence légale, en conformité avec les statuts du Félibrige, à la section territoriale de Provence du Félibrige. ». Statuts adoptés à la quasi unanimité.
Enfin le Capoulié prit la parole pour exprimer sa satisfaction et sa reconnaissance pour le travail réalisé par le syndic et son bureau. Il fit part de son contentement d’être arrivé à mettre en place l’association Félibrige Maintenance de Provence, avec l’idée que toutes les maintenances aient les mêmes statuts.

Une interview du majoral Pierre Imbert avec le magazine Ma Région : « Transmettre le provençal, c’est s’ouvrir aux autres ! » Ce n’est pas tous les jours qu’un membre éminent du Félibrige a les honneurs de la presse ! « Ma Région » revue des agents de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur a consacré une page de son numéro de mars au majoral Pierre Imbert. Dans la rubrique Passions, Pierre parle de son attachement au Félibrige et au provençal toujours bien vivant, de ses diverses activités au service de la Provence. Une photo de Pierre qui a en main « Leis aventuro de Pinòquio », ouvrage qu’il a traduit de l’italien et adapté au parler maritime, sa « bio express », l’adresse du site Internet du Félibrige, tout cela est contenu dans une pleine page.

L’hommage de Cannes à Mistral : le 6 avril Cannes rendait un hommage à Frédéric Mistral. La journée était organisée par l’Académie Provençale de Cannes. Après les allocutions de Georges Martello, président de l’Ecole de Lerins, du vice syndic Gilles Desecot, du président de l’Académie Provençale Jacques Coquelin, et du maire de Cannes, une gerbe de fleurs fut déposée devant la statue de Mistral, sculptée par Victor Tuby. A noter une belle interprétation de Calendal, adaptée en danse, par l’Académie Provençale.

LIBRAIRIE

Xavier de Fourvière – Actes du colloque : A Robion (Vaucluse), il y eut un grand colloque le 27 octobre 2012 tout juste pour le centième anniversaire du décès du R.P. Xavier de Fourvière, de l’ordre des prémontrés. Célèbre pour son œuvre de prédicateur et de conférencier en provençal il fut attaché quasiment 30 ans à l’abbaye provençale de St Michel de Frigolet. Lors de la séparation de l’église et de l’Etat en 1904, il partit pour l’abbaye anglaise de Storrington où il resta presque jusqu’à sa mort. Il fut élu majoral en 1889. Le Félibrige a rassemblé toutes les communications pour former les Actes du Colloque, qu’il publie : « Xavier de Fourvière – actes du colloque – 27 ocotobre 2012 » par un collectif d’auteurs – Ed. Felibrige-Les Presses du Midi – 185 p. en 14 x 21 cm. – 17 € port compris – payer à l’ordre de Felibrige – Parc Jourdan – 8 bis Av. Jules Ferry – 13100 Aix en Provence – 04 42 27 16 48 – contact@felibrige.org

Quoi de neuf ? Li Primadié ! : « Quoi de neuf ? Molière ! » affirmait Sacha Guitry près de 300 ans après la mort de l’auteur des Précieuses ridicules… Nous pouvons prendre à notre compte la question du dramaturge : « Quoi de neuf ? Li Primadié ! » Le quatrième volume de Culturo Nostro répond à cette question. En effet, l’étude de la vie, de l’œuvre, de l’engagement félibréen de chacun des sept Primadié se trouve dans ce numéro spécial.
“Li Primadié”, par un collectif d’auteurs, Culturo Nostro n° 4 – Ed. Felibrige-Les Presses du Midi – 250 p. en 14 x 21 cm. – 20 € port compris – payer à l’ordre de Felibrige – Parc Jourdan – 8 bis Av. Jules Ferry – 13100 Aix en Provence – 04 42 27 16 48 – contact@felibrige.org

Le poème du Rhône – Un éditeur lyonnais a publié une réédition du « Pouèmo dóu Rose ». Il en demanda une préface au Capoulié du Félibrige. Ainsi le Capoulié Jaque Mouttet, évoque l’œuvre mistralienne, l’œuvre écrite, le Félibrige, le Museum Arlaten, ses triomphes, son actualité, l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur le Poème du Rhône.
« Lou Pouèmo dóu Rose », Ed.Livres EMCC – 256 p. en 11 x 16,5 cm. – 15 € – Livres EMCC 18 rue Childebert – 69002 Lyon – 04 78 29 76 22 – iperrin@le-tout-lyon.fr

Le Félibrige à l’honneur dans « Les Carnets » : « les Carnets du Ventoux » revue de grande qualité, chaque trimestre donne de beaux articles sur tout le pays du Ventoux. Depuis quelques années, cette revue donne, régulièrement un dossier sur un sujet particulier. Cette fois il est consacré à « l’Ecole du Ventoux », fondée en 1893 par celui qui deviendra le majoral Rémy Marcellin et qui compta quelques grands noms tels que : Jean-Henri Fabre, Alphonse Martin, Louis Charrasse, François Jouve. De beaux articles pour nous faire mieux connaître une page de l’histoire félibréenne signés : Bernard Mondon, Jean-Bernard Plantevin, Claude Vallet.
« Les Carnets du Ventoux – N° 83 » – 10 € – BP 44 – 84210 Pernes les fontaines

Mistral et son village : Pour le centenaire mistralien, cette année, sept personnes ont écrit des textes pour mieux faire connaître Maillane, les maillanais, et encore un peu Frédéric Mistral, enfant de ce pays. Toutes sortes d’informations intéressantes : les prénoms de Mistral ; Sur un pseudonyme de Frédéric Mistral ; Choix de textes sur le costume de l’arlésienne ; Jeux d’autrefois; Brève histoire des Porcellets seigneurs de Maillane ; Cuisine maillanaise, les aubergines farcies … et une dizaine d’autres sujets.
« Mistral, Maillane et les Maillanais » par un collectif d’auteurs – Ed. Mairie de Maillane – 190 p. en 13 x 21 cm. – 15 € port inclus – chèque à l’ordre de : Trésor public : office du Tourisme – maison du Lézard – av. Lamartine – 13910 Maillane.

La grammaire qui manquait : Le cévenol, a bien son identité à lui, il a sa propre grammaire. Y. Gourgaud qui avait déjà publié des fascicules, en particulié sur les conjugaisons, vient de publier une grammaire très complète aux éditions Atramenta.
“Petite grammaire cévenole”, d’Yves Gourgaud, 125 p. – 8,50 € + port 2,77 €. Commander à : www.Atramenta.net (chercher dans « auteurs publiés par Atramenta »)

Dictionnaire : De Al Andalus à Wisigoths, en passant par Bastides, Catalogne, Catharisme, Chanson occitane, Félibrige, Gastronomie, Immigrés, jeux, langue d’oc ou occitan, Lourdes, Midi, Occitanie, Rugby, troubadours, Taureaux vaches et vachettes, …Un livre qui nous a beaucoup étonné par la qualité des articles, les réflexions et les explications sensées, bien pensées et quelques fois assez humoristiques.
« l’Occitanie en 48 mots » par Hervé Terral – IEO Editions – 200 p. en 13,5 x 18 cm. – 14 € – payer et commander à l’éditeur : ZA plaine St-Martin – Rue des anciens combattants – 81700 Puylaurens – 05 34 44 97 11 – ideco@ideco-dif.com

Quand un écrivain français écrit souvent en provençal : présenté en dictionnaire, nous découvrons un Pierre Magnan qui connaissait bien le provençal, le parlait, mais n’avait jamais appris à l’écrire selon les règles orthographiques. C’est un peu dommage, mais après la lecture de cet ouvrage vous lirez certainement l’œuvre de Magnan avec un autre regard.
« Adieu pays – La langue régionale d’un écrivain de haute Provence, Pierre Magnan » par C. Martel – Ed. Alpes de lumière – 180 p. en 14,5 x 21 cm.– 20 € – en librairie – ou chez l’editeur : 1 pl. du palais – 04301 Forcalquier cedex – 04 92 75 22 01 – edtions@adl-asso.org

Histoire méconnue d’un film : c’est l’histoire d’un long métrage tourné par Paul Carpita sur les grèves des dockers de Marseille en 1950, sur l’opposition à la guerre d’Indo-Chine, puis d’Algérie. « Le Rendez-vous des quais », ce film sortit en 1955, mais le Parti communiste comme l’Etat français, firent en sorte de le censurer. Après l’élection de Mitterand, ce n’est qu’en 1989 que le film fut présenté avec les honneurs pour le bi-centenaire de la Révolution. Vrai document d’histoire, cette B.D. présente cette aventure exceptionnelle et montre que la B.D. n’est pas un genre mineur.
« le Printemps des quais » par Genot, Pradelle et Thomas – Ed. Quadrants-Soleil – un album de 55 p. avec 6 pages de documentation en fin de volume – en 23 x 31 cm. – 15 € – en librairie.

A Frejus – horreur et désolation : 2 décembre 1959, le barrage de Malpasset cède sous la pression de 50 millions de M3 d’eau entrainant tout sur son passage, jusqu’à Frejus, jusqu’à la mer, faisant 400 morts et 7 000 sinistrés. La plus grande catastrophe que la France ait connue (non due à une guerre) fait l’objet d’un document de grande qualité, pour ne pas oublier, pour sauver une mémoire et rappeler la souffrance de tout un pays de Provence.
« Malpasset – causes et effets d’une catastrophe » par Corbeyran scénariste et Horne dessinateur – Ed. Delcourt – 144 p + 8 p. de documentaire en 20 X 25 cm – 18,95 € – en librairie ou chez l’éditeur : 8 rue Léon Jouhaux – 75010 Paris

DISQUE

Un C.D. de chants traditionnels qui fait plaisir, Aline Clier, de la Drôme provençale a réalisé un CD en hommage à ses parents qui lui ont transmis la langue, à ses instutrices qui n’avaient pas peur d’apprendre des chansons en provençal à leurs élèves. Un livret d’accompagnement donne les textes et la traduction des chants.
« Chanson » par Aline Brive-Clier – 9 chansons – 42 min. – 15 € port compris – Payer à l’ordre d’Aline Clier – 11 allée des cigalons – 26110 Nyons – 04 75 26 28 36

Nous sommes en 2014 ! n’attendez pas pour payer votre cotisation, abonnement (21€) ou votre abonnement seul (22,50 €). Faites abonner vos amis, associations et médiathèques. Mai saren, mai faren ! (Au plus nous serons, au plus nous ferons !) Chèque à : Felibrige, envoyer à : Félibrige – parc Jourdan – 8bis Av. jules Ferry – 13100 Aix-en-Provence.

AVIS :
Si vous souhaitez rencontrer la secrétaire ou venir chercher quelque chose à notre siège administratif à Aix-en-Provence, prenez rendez-vous. L’accueil téléphonique 04 42 27 16 48 du lundi au jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h. Pour tout renseignement, demande ou commande, le plus simple est d’utiliser l’adresse internet : contact@felibrige.org

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