menistèri: « reacioun »

« menistèri: reacioun. »

Uno responso dóu Menistre de la Culturo e de la Coumunicacioun
A pareigu au Journau Óuficiau, lou 13 de nouvèmbre 2012, uno claro responso dóu Menistre de la Culturo e de la Coumunicacioun à-n-uno questioun, toucant l’óusservacioun di pratico lenguistico e la valourisacioun di culturo e lengo regiounalo, pausado pèr lou deputa de la n’auto Lèiro, Segne Jan-Pèire Vigier.
Nous a pareigu interessant de la faire counèisse :
« La France mettra en œuvre le processus de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, conformément à l’engagement du Président de la République. Ce travail sera fait de manière transversale et coopérative, et visera en liaison étroite avec les parlementaires et l’ensemble des élus, à assurer un plein développement aux langues de France. Dans le domaine occitan, fidèle à l’esprit de responsabilité partagée entre les différents organes publics, l’État porte son effort sur la coordination inter-régionale déjà engagée entre Aquitaine et Midi-Pyrénées, et destinée à s’étendre aux autres collectivités du territoire intéressé. Un document de cadrage pour un dialogue entre l’État et les collectivités sur la promotion de l’occitan a été mis au point. Il concerne la numérisation du patrimoine documentaire, le livre et l’édition, le spectacle vivant et la programmation audiovisuelle, et tend à inscrire les projets dans les dispositifs de droit commun du ministère de la culture et de la communication et des collectivités. Pour ce qui concerne la désignation des usages, les services de l’État considèrent que la langue d’oc ou occitan se réalise sous différentes formes ou variétés, dont le nom est donné dans la liste des langues de France diffusée par le ministère de la culture et de la communication : l’occitan parlé en Auvergne est l’auvergnat, en Languedoc le languedocien, en Provence le provençal, etc. Les variations qui distinguent ces parlers sont donc prises en compte, mais ne remettent pas en cause l’unité du domaine. Cette position est une reconnaissance de la pluralité interne des systèmes linguistiques, contre les tendances au repli et à la fragmentation ».

Letro dóu Capoulié au Menistre de l’Educacioun Naciounalo

Lou Menistèri de l’Educacioun Naciounalo espandissié à la fin de l’an lou proujèt de lèi d’ourientacioun e de prougramacioun pèr l’escolo. En reacioun à-n-aqueste tèste qu’ignoro en plen li lengo regiounalo, lou Capoulié dóu Felibrige adreissè au Menistre, lou 21 de janvié passa, la letro que veici :

« Monsieur le Ministre,
-Le Félibrige, fondé en 1854 par le prix Nobel de littérature Frédéric Mistral, a pour but essentiel de défendre et promouvoir la langue d’Oc.
-Le Félibrige, plus ancienne association de France, du monde peut-être, qui a pour but de défendre et valoriser une langue régionale, a récemment reçu copie du courrier d’associations de parents d’élèves et d’associations d’enseignants qui se préoccupent de l’enseignement des langues régionales. Ces associations relèvent en particulier que dans le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, il n’y a aucune mention relative à l’enseignement des langues régionales.
Or, la Constitution dit depuis 2008 que « les langues régionales font partie du patrimoine de la France ». (Art. 75-1).
-Le Félibrige considère qu’un patrimoine, qu’il soit matériel ou immatériel doit être préservé, faire l’objet de promotion, et être transmis aux générations futures. Il est évident qu’actuellement la transmission des langues régionales se fait essentiellement par l’enseignement dans les établissements scolaires.
-Par conséquent le Félibrige s’associe pleinement à la démarche engagée par les associations de parents d’élèves et les associations d’enseignants qui se préoccupent de l’enseignement des langues régionales, il la soutient totalement, il vous demande de bien vouloir reconsidérer les termes du projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, d’y intégrer l’enseignement des langues régionales.
-Ignorer voire mépriser, l’enseignement des langues régionales porterait un coup fatal à cet aspect du patrimoine national, un comportement inconcevable ne concordant en rien avec les notions de respect et de justice qu’exalte la République et que devrait relayer l’Education Nationale. C’est avec gravité donc que le Félibrige s’est permis de vous interpeller sur ce sujet.
-Veuillez agréer Monsieur le Ministre l’expression de notre très haute considération ».

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